Où ça se trouve ?
Le Churen Himal est une belle montagne trifide de 7375 m d'altitude à la
quasi extrémité ouest de
la grande chaîne des Daulaghiris (1 à 6), bien visible depuis
Poon Hill quand on fait le tour complet des Annapurnas. Tout ce massif
ne s'étire
pas seulement en longueur sur environ 50 km et approximativement entre
les vallées
de la Kali Gandaki et de la Seng khola mais
aussi en largeur sur environ 20 km et grossièrement entre les vallées
de la Myagdi khola et de la Barbung khola. Le
Churen Himal se situe alors en second plan derrière le Ghustang Peak.
Le camp de base à 4200 m n'est donc accessible qu'en passant un col
à 4600 m permettant de franchir une première barrière
(voir la carte au 125.000 "Round Dhaulaghiri" de "Mandala
trekking map")
Comment s'y rendre?
Depuis Pokhara, on rejoint Beni, en bus ou en taxi (3500 roupies), puis
on remonte toute la vallée de la Myagdi khola jusqu'à Phala
Gaon, puis la vallée
de la Dhora Khola jusqu'à Lumsum, on passe alors le col de Deorali
pour rejoindre la vallée de la Dhola khola et monter au col précité,
en passant par le village de Gurja Gaon, pour redescendre au camp de base.
Compter 8 jours à l'aller,
4 au retour, soit 14 jours KTM-KTM.
Préparation
Ce trek avait un but assez expérimental :
En effet, mon filleul Yomendo venait d'obtenir sa licence de guide de trek
et son oncle qui a 9 ans de plus et a une licence de cuisinier allait
commencer lui-même ce stage de guide. Ils envisageaient l'un et l'autre
dans leurs futurs projets de créer une agence de trek (une de plus!).
Ils ont
tous les 2 une bonne expérience, ayant parcouru le Népal de
long en large pendant plusieurs années, mais il était intéressant
de tester ce qu'ils étaient
capables d'organiser (matériel, nourriture, permis,etc...), la question
des porteurs étant,
quant à elle, sans problème car
ils en connaissent beaucoup dans leur village.
De ce côté-là, tout s'est bien passé et le trek
s'est bien déroulé sans anicroche (si ce n'est la météo,
pas vraiment mauvaise mais "qui peut faire mieux")
D'autre part, je voulais expérimenter la cuisine au gaz, 2 fois plus
chère et plus encombrante mais 4 fois moins lourde et beaucoup plus
pratique que celle au kérosène. Cette expérience
a été moins concluante car cela convient très bien pour
la cuisine des clients mais pas du tout pour celle des porteurs qui
marchent au dal-bhat, ce qui consomme énormément d'énergie.
Enfin, on partait un peu à l'aventure car on n'avait pratiquement
aucun renseignement, ce trek étant inconnu de la presque totalité des
agences.
On a donc improvisé et on s'en est fort bien sorti à travers
une région où se trouve de nombreux villages et où nous
avons été très bien accueillis. |