7 octobre 2006 -26 octobre 2006
Langtang, Yala Peak, Gosaïkund
et
Fêtes à Patan

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Agence : Nepal Adventure Point

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Le programme

Le jeudi 5 octobre, je débarque à Kathmandu avec de gros bagages contenant mon matériel de montagne, l'objectif étant l'ascension du Mera Peak.
Désillusion!
L'agence "Népal Adventure Point"que j'avais contactée me déclare qu'elle a eu des difficultés avec internet et qu'elle n'a pas pu déterminer exactement mon objectif.
Il me faut donc improviser un nouveau programme, le Mera Peak demandant un trajet d'approche en avion Kathmandu->Lukla, lequel n'est plus possible les vols étant complets .

Après réflexion, je me décide pour l'ascension du Yala Peak situé dans le massif du Langtang et retour par le Kandjala Pass, col réputé être le plus difficile du Népal (parmi les cols de trek) à cause de son altitude et surtout son isolement nécessitant une autonomie complète de 5 jours. Cela permettra, en effet, de ne pas refaire en aller et retour le trek du Langtang que j'ai déjà fait en 2004 avec Gwenaëlle, Florence et Nicolas. Voir le récit.

                 
Kathmandu->Kyangjin Gompa

Nous voilà donc partis le 7 octobre en bus pour Dunche, 1ère étape pour le trek du Langtang par cette route périlleuse, sans doute une des plus dangereuse du Népal et que je m'étais promis de ne jamais refaire !
Une dizaine de kilomètres avant Dunche elle passe en corniche au-dessus de 1000m de vide à travers plusieurs kilomètres de pente avalancheuse.
Après un arrêt d'une heure à Kalikasthan par les maoïstes qui ne veulent pas laisser repartir le bus avant d'avoir détroussé les touristes, nous arrivons sous la pluie et de nuit au passage le plus dangereux, 8 km avant Dunche..

Voilà que le bus s'arrête.Que se passe-t-il ?
Impossible de continuer, il y a sur la route un gigantesque bloc aussi gros que l'autobus !
Tout le monde descend avec tous les bagages pour continuer ...à pied. Il fait froid ça monte et on n'y voit rien.
En fait j'ai l'impression qu'avec de la bonne volonté le bus aurait pu passer à côté mais en prenant beaucoup de risques.

Au bout d'1 ou 2 km on arrive à une petite maison-bistrot et on nous annonce qu'un autre bus va arriver de Dunche.
Cela fait bien l'affaire du tenancier qui vend thé et gateaux secs à tous les passagers transis.
Effectivement une demi-heure après on repart dans un autre bus pour arriver à Dunche plus de 10h après le départ de KTM.

A Dunche, nouvelle surprise, plus de place dans les hôtels. Vrai ou faux ? On s'entasse donc dans une chambre, le guide Tenjing, Yomendo et moi.

Le lendemain 8, très beau temps. En quelques heures nous atteignons Syabru Besi (et non Thulo Syabru comme en 2004) par une 1ère et courte étape.

Le lendemain 9, nous retrouvons à Lama Hôtel le très sympathique et chaleureux couple de tibétains qui nous avait hébergés il y a 2 ans et qui me reconnaissent.

Ensuite nous continuerons par le village de Langtang pour atteindre, le 11, Kyangjin Gompa par le chemin habituel au pied du Langtang Lirung, du Dragpoche, du Naya Kanga et, en fond de décor, du magnifique Gangchenpo
.

l'équipe
L'équipe
Sur le chemin du Langtang
Papillon jardinier
Papillon jardinier
à Kyangjin Gompa
le boubou du "babou"
Le boubou du "babou"
Famille tibétaine

 

De Kyangjin Gompa à Kyangjin Gompa par le Yala Peak, Yala Pass, Yala Kharka, Mendang et Langshisa Kharka

 

Langtang Lirung 7237m
Langtang Lirung 7237m
Vue de Kyangjin Gompa
Drappoche
Dragpoche
Vu du Gompa
Edelweiss
Edelweiss
Sur le chemin du Tsergo Ri
On tire la couverture
On tire la couverture
Au camp de base du Yala Peak


12 octobre, journée...de repos ???
Nous montons faire le tour du Kyangjin Ri, histoire de s'acclimater en passant par un col à 4600m avec retour en passant au pied du glacier.

Faux départ le 13 à cause du mauvais temps. On en profite pour approfondir la visite du village, les villageois tibétains étant particulièrement accueillants nous invitant à entrer chez eux.

Le 14, grand beau. Départ vers le camp de base du Yala Peak situé vers 4900m derrière le Tsergo Ri qu'il nous faut donc commencer par gravir.

L'équipe : Le guide Tenjing Sherpa, Yomendo faisant fonction de "sherpa grimpeur" et d'assistant-guide et nos 3 porteurs qui sont du même village que Yomendo et plus ou moins cousins.

Longue marche d'approche mais dans un environnement superbe entre le Gang Chenpo impérial, le Naya Kanga qui domine le col Kangjala Pass par lequel nous aurions dû passer au retour pour rejoindre l'Hélambu mais que Tenjing nous déclare trop enneigé pour les porteurs et, à l'autre bout, la face grandiose du Langtang Lirung.
Heureuse surprise : des edelweiss ! Je n'en avais pas rencontré de sauvages depuis des dizaines d'années.

Les gentianes bleues, ici, sont bicolores bleu foncé et bleu clair leur donnant un caractère de douceur moins sauvage que leurs consœurs alpines.

4h du matin, debout. Froid, brrrr.
Surprise, Yomendo ne se lève pas. Je ne comprends pas pourquoi mais apprendrai plus tard que c'est Tenjing qui lui a donné, sans m'en parler, l'ordre de rester au camp sous prétexte que pour monter au Yala Peak il vaut mieux n'être que 2 !

Je croyais que le Yala Peak était une sympathique pente de neige. Profonde erreur. C'est un innommable tas de cailloux instables et croulants. A 5h du matin, de nuit et à 5500m, c'est particulièrement pénible.

Arrivé au pied de la pente terminale à environ 5500m, j'ai faim et soif. Malheureusement tout est resté au camp de base dans le sac que Yomendo aurait dû prendre. Je pensais qu'il nous rejoindrait mais il n'est pas là. Je n'ai pas non plus le camescope pour filmer le superbe lever de soleil, ni le sommet..
Du coup, je suis dégoûté, n'ai plus le moral et plus du tout envie de continuer et je décide de redescendre. Tant pis pour le sommet.

A quelque chose, malheur est bon : Pour compenser ce déboire, j'arrive à décider Tenjing à redescendre par le Yala Pass et Yala Kharka* sur l'autre versant pour aller visiter l'arrière Langtang, ce dont je me félicite.

Après une longue, longue descente, nous installons un camp dans la vallée (ventée) à Mendang (simple lieu-dit, il n'y a rien).

Le lendemain 1h 1/2 de marche nous amène Tenjing, Yomendo et moi à Langshisa Kharka* au bout du chemin derrière le Gang Chenpo et au pied du Tilman's Pass. Paysage superbe.

Tenjing refusant d'aller plus loin, je continue seul pendant 3 heures pour arriver par des petites sentes devinettes, des chaos rocheux et des traversées de torrents au pied des faces hallucinantes du Langshisa Ri et du Karpo Ri.Cette randonnée en solitaire entre ciel et neige dans les vallées profondes complètement isolées en plein cœur de l'Himalaya a quelque chose de magique et d'inoubliable.
Cela compense plus que largement le sommet raté et sans grand intérêt alpin du Yala Peak car si on y était allé on serait redescendu directemnt sur Kyanjng Gompa et je n'aurais jamais pu voir ce paysage sublime.

Retour à la nuit tombante à Kyangjin Gompa. Rude journée mais fabuleuse.

* "Kharka", en Népali signifie simplement "alpage" et peut comporter une ou quelques bergeries généralement très sommaires

Yala Karka
Yala Karka
En descendant du Yala Pass vers Mendang
Glace à la vanille
Glace à la vanille
Le Tsergo Peak
Dorge Lagpa
Dorge Lagpa
vu de Yala Karka
Impérial Gangchenpo 6387m
Impérial Gangchenpo 6387m
Appelé aussi "Fluted Peak", vu du Yala Pass
Karpo Ri et Langshisa Ri
Karpo Ri et Langshisa Ri
Vu de Yala Kharka
Gentianes
Gentianes
Le bleu du ciel sur terre
Langshisa Karka
Langshisa Karka
Au fond le Langshisa Ri
Langshisa Ri
Langshisa Ri
 

Retour vers Thulo Syabru, Gosaïkund, Lauribyana Pass et l'Hélambu

Balançoire
Balançoire
En redescendant du Langtang
Chaleur maternelle poëlée
Chaleur maternelle poëlée
Etape à Chalangpati vers Gosaïkund
Paldor
Paldor
Le Ganesh Himal depuis Lauribina
Gosaïkund 4381m
Gosaïkund 4381m
Le lac sacré (1 des 10) en montant au Lauribyana Pass

 

Retour sans problème en 2 jours (à la descente on fait en une jounée 2 étapes du trajet de montée) jusqu'un peu après la bifurcation vers Thulo Syabru et Syabru Besi, au petit restaurant (?) de la cascade (1ère photo ci-dessus).

Là, grosse discussion avec Tenjing qui veut aller dormir à Syabru Besi pour prendre le bus de KTM le lendemain.

Comme on aurait dû descendre sur l'Hélambu par le Kangjala Pass on a plusieurs jours d'avance et comme, d'autre part, Yomendo m'avait proposé de m'emmener aux lacs sacrés du Gosaïkund, j'arrive après une demi-heure de palabres un peu tendues à persuader Tenjing de monter avec nous à Thulo Syabru avec les porteurs et de rentrer avec eux le lendemain à Dunche pendant que Yomendo et moi descendront sur l'Hélambu par le Gosaïkund et le Lauribyana Pass.

Nous attaquons alors un petit sentier le long du torrent, droit dans la pente. C'est presque de l'escalade !

Nuit à Thulo Syabru et départ pour Yomendo et moi vers les lacs du Gosaïkund.

Problème : Cet extra, en dehors du programme, nécessite 7 jours pour rejoindre Kathmandu en retrouvant la route du bus à Gyaltum. Or je n'ai pas emporté assez d'argent. D'accord avec Yomendo, on décide alors de brûler les étapes et d'en faire 2 par jour. On n'a pas le choix !

Heureusement le ciel est au beau fixe.

1ère étape à Chalangpati. La vue sur le Paldor dans le Ganesh Himal est magnifique. On ne se doutait pas que que juste à ce moment-là 4 alpinistes français y disparaissaient, victimes d'une avalanche.

Les lacs sacrés du Gosaïkund d'un beau bleu turquoise et environnés de quelques névés sont au nombre de dix échelonnés le long du Lauribyana Pass, col à 4610m. Le paysage est très sauvage.

Il y a un petit monastère au bord du lac Gosaïkund proprement dit et un petit village de lodges et restaurants à proximité pour subvenir aux besoins des très nombreux pèlerins. Nous nous arrêtons pour prendre un thé vite fait de façon à passer le col qui est à la limite des nuages qui montent et attaquons une descente rapido pour ne pas être pris par le brouillard.

Dans la descente on aperçoit une petite maison. Il y a là un homme seul qui nous fait une soupe pour déjeuner.

Dans la soirée, nous arrivons à notre 2e étape, Ghopte, fourbus après une série de montées et descentes raides et interminables et 10 heures de marche harassantes.

Ghopte est un micro village constitué uniquement de 2 petits lodges, on ne peut plus rudimentaires.

Le lendemain, autre longue étape de 9/10h qui nous fait traverser diverses "collines" pour rejoindre notre 3e étape Kutumsang, petit village à 2470m sur une crête avec plusieus hôtels acceptables.

Il nous reste à rejoindre la vallée à Gyaltum ce qui semble une formalié puisqu'il n'y a plus qu'à descendre les 1500m qui nous en séparent. Oui, mais il a fortement plu toute la nuit, il n'y a pas de chemin proprement dit (c'est le cas de le dire) mais un labyrinthe de petits sentiers en terre argileuse raides et glissants. On mettra 4 bonnes heures à faire la descente et Yomendo dont la lanière de ses sandales s'est cassée, glisse et se fait une entorse heureusement pas trop grave car il a de bons muscles de marcheur.

A Gyaltum, simple arrêt de bus avec quelques échoppes, nous arrivons à attrapper un bus en début d'après-midi et arrivons 6h après, de nuit, à Kathmandu illuminé de partout, c'est magnifique, c'est "Tihar", la fête des lumières..

Fêtes à Patan

Jour de l'an Newar
Jour de l'an Newar
Année 1127 (plus de 200 votives)

Au Népal entre octobre et avril, c'es-à-dire pendant la "belle "saison , c'est quasiment la fête tous les jours. Il y en a qui se superposent et on ne sait plus trop bien de quelle fête il s'agit.
Notre petit appartement 2 pièces étant à 5 minutes de Durbar Square, la place où se trouvent réunis les grands temples de Patan, je pars camescope à la main voir le pourquoi de ces illuminations. je ne saurai qu'après qu'il s'agit de "Tihar" qui comme chaque fête qui se respecte dure au moins 3 jours.

Sur la place, grosse animation. Devant un temple on allume en une bonne heure environ 200 votives avec force musique locale. Tout le monde s'y met. Je découvre alors qu'il ne s'agit pas de "Tihar" mais que c'est le jour de l'an Newar qui se fête en même temps car lié, lui aussi, aux phases de la lune.
Nous sommes en 1127. L'avantage du Népal est qu'on y fête trois fois le jour de l'an par année. L'année légale est actuellement 2063.Quant à l'année tibétaine, je ne sais plus !
Dans les rues, devant les maisons, chacun a peint un dessin en couleur avec un petit filet qui invite le dieu bienveillant à entrer dans la maison pour y apporter paix et prospérité.

Une fois toutes les votives allumées commence le défilé dans les rues, chants et musiques, puis les danseuses masquées entament leur spectacle de danses très symboliques dont, béotien, je ne comprends pas la signification.

Je pensais qu'après ces quelques jours de festivités qui donnaient lieu tous les soirs à des chants et danses, ce serait fini. Nouvelle erreur! 3 joutrs après c'était la fête à Patan qui dure 1 semaine. Quelle fête ? Je n'ai pas pu le savoir.Même Yomendo n'a pu me l'expliquer.

De toutes façons la question n'est pas de s'inquiéter du pourquoi et comment d'une fête mais plutôt de s'inquiéter pourquoi certains jours il n'y a pas de fête !

Nouvelles danses religieuses encore plus symboliques de groupes de danseurs avec des masques et des costumes somptueux.

Ce Népal est vraiment un pays merveilleux !

Décoration rurale
Décoration rurale
Pour faire entrer les bénédictions dans la maison
 
Les danseuses
Les danseuses
Fête de Tihar
et du jour de l'an Newar
Danse
Danse
Festival de Patan
 
Danse religieuse
Danse religieuse
Festival de Patan
 
 

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