Lîle de Sulawesi est l'ancienne Célébès et est située
à l'est de Java (voir la carte générale à la page
"Indonésie").
Elle a une forme extraordinaire d'un "K" à casquette. Sa longueur
est telle que la famille de Karno n'est jamais allée jusqu'à Manado.
Elle est constituée d'une importante et jolie chaîne de montagne
comme épine dorsale et de zones totalement plates de chaque côté
qui permettent la culture du riz.
Pour y accéder nous avons pris le bateau à Surabaya (Java). Embarquement vers 16h, arrivée à Makassar, la capitale de Sulawesi, le lendemain de nuit, soit 28 heures de traversée.
A Makassar : le bus nous amènera le lendemain en 6 heures par une belle route qui longe la mer puis traverse la montagne, à Larompong.
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Sulawesi |
Sulawesi sud |
Larompong est situé sur la côte est, un peu en-dessous de Palopo. C'est un petit village où réside la famille de Karno : son père, sa mère, ses 2 sœurs: Risma et ses 2 enfants, Dinar(17 ans et qui venait de se marier dans un costume d'apparat digne des Mille et une Nuits) et son mari et son jeune frère Darnis. Son frère ainé Armis qui est aussi marin habite avec sa famille à Makassar.
Le père comme beaucoup d'habitants du village cultive son "kebun"
(jardin) mais qui est en fait une parcelle de la montagne sur laquelle pousse
des arbres fruitiers exotiques (manguiers, cacaos, bananiers, arbres à
sucre rouge, mais surtout des girofliers).Toute la région est imbibée
du parfum de la girofle que l'on récolte avec des barres à degrés
dans des arbres d'une quinzaine de mètres et que l'on fait sécher
pendant quelques jours le long de la route au soleil. Cela se vend environ 5€
le kilog, ce n'est pas beaucoup mais ils en ramassent de gros sacs pendant une
saison de 2 mois. La montagne est couverte d'une forêt de jungle constituée
surtout de girofliers.
Cela part à l'exportation, surtout vers les U.S.A.
Je me demande comment on a inventé le chocolat car quand on mange la graine de cacao, ce n'est pas bon du tout
Près de Larompong vit, au bord de la mer, le grand-père dont
on ne sait pas bien l'âge mais qui doit avoir dans les 95 ans. C'est un
ancien pêcheur à l'explosif, du temps heureusement révolu
où cela se pratiquait, qui, marié 3 ou 4 fois, a une bonne cinquantaine
de petits-enfants.
Les Indonésiens ont un mot adorable pour les petits-enfants : Si ça
s'écrit "cucus", ce qui n'est pas très élégant
comme écriture française, cela se prononce "tchoutchou",
le "c" se prononçant "tcch".
L'accueil dans la famille a été merveilleux. J'ai été choyé comme un prince et ils ne voulaient plus me laisser repartir.
Nous avons donc été visiter le "Kebun", pris un bain
dans une mer de chaleur tropicale et sommes partis 3 jours par Palopo vers le
mystérieux et mystique plateau Toraja
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Larompong 1 |
Larompong 2 |
Larompong 3 |
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Famille de Karno |
Les parents |
Risma et Dinar |
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Bernard et Karno |
Mariage de Dinar |
Le grand-père |
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Les petits-enfants |
Le plateau de Toraja qui n'a de plateau que le nom car c'est une importante région située haut dans les montagnes est habité par une ethnie très spéciale qui a ses cotumes propres.
La ville principale est Rantepao. C'est une ville assez importante où se tient notamment une fois par semaine un très grand marché de buffles et de porc. Il en vient de partout et même de très loin (Bornéo ou autre). Ils sont utilisés aussi bien pour la culture que pour les sacrifices. (10 millions l'unité ). Inutile de dire qu'il émane de ce marché une odeur assez éloignée de celle d'un délicat jasmin.
Les Torajas se distinguent déjà du reste des autres du fait qu'ils sont catholiques bien qu'ayant conservé quelques pratiques animistes. Ils étaient encore cannibales il y a un siècle et ont gardé une vraie passion pour les buffles en continuant de faire des sacrifices sanglants. Il y a beaucoup de chapelles et d'assez jolies églises, toujours dans le style buffalo.
Les magnifiques maisons "tongkonan" toutes décorées de dessins très fins sont bâties en forme de tête de buffle.
Leur principal attrait pour les touristes sont leurs cérémonies funéraires assez extraordinaires. On élève un village funéraire et suivant la caste, la cérémonie peut durer 3 jours avec sacrifices de poulets et de quelques buffles ou 5 jours (sinon 2 semaines pour les dignitaires) avec sacrifices pouvant aller jusqu'à 100 buffles car tout le monde est invité et il faut bien nourrir les foules. Comme partout dans notre monde, il y a des morts régulières. Il peut donc y avoir plusieurs cérémonies par jour à travers le plateau.
Quand il s'agit d'une personne importante, a lieu, dans les rizières à côté, des combats de buffles. C'est assez fou et dangereux car les buffles se considèrent d'abord placidement puis tout d'un coup se mettent à se foncer dessus. Le poursuivi s'échappe en se précipitant à toute jambe dans la foule qui a déjà les pieds dans l'eau et c'est le sauve-qui-peut !
Le cercueil sculpté et chamarré est promené en procession avec force musique à travers la ville puis on l'expose pendant plusieurs jours (odeur garantie) sur un monument avant d'aller l'incruster dans des cavernes percées à la main dans les falaises ou des grottes et parfois très haut. Pour y aller on porte le cercueil sur un véhicule, toujours en forme de tête de buffle et qu'on laisse à côté.
Les "tautaus"
, petites personnages, effigies du mort,veillent alors sur le défunt à l'entrée devant la tombe et conservent son âme.
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Maison Toraja |
Village d'enterrement |
Montée du cercueil |
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Cercueil juché |
Trous de tombes |
Tombes encastrées |
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Les tautaus |
roche animalière ! |
Rizières 1 |
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Rizières 2 |
Riz en herbe |
Bambou |
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Banyan |
Makassar qui est la 2e plus grande ville de l'Indonésie est une ville moderne mais sans caractère avec un aéroport tout neuf splendide, une banlieue de 20 km traversée par une autoroute et de grandes artères mais sa principale qualité est d'avoir une fort jolie situation au fond d'une vaste baie tournée vers l'ouest et où l'on peut admirer de superbes couchers de soleil.
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Coucher à Makassar |