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Agence : Ghale
treks & expeditions
Situé dans les montagnes du Langtang à 3h 1/2 de marche, pas toujours facile, de Kalikastan, village sur la route de Dumche, Parchyang est le village de Yomendo où réside sa mère Kanchi et un certain nombre de 1/2 sœurs, son père, décédé depuis 13 ans, s'étant remarié. Son autre sœur Pemamendo réside quant à elle à côté de Kalikastan. J'avais apporté, pour montrer à sa famille le film des vacances de Yomendo en France, mon ordinateur portable. Inutile de dépeindre l'excitation provoquée par la présentation
du film à la famille et aux proches. A Parchyang c'était la fête (un peu analogue à Losar, jour de l'an tibétain). Des jeunes costumés défilant dans le village, tournant autour d'une flamme en tapant sur des tambours et un genre de chaman bénissant (?) ou intronisant des femmes pendant que les hommes chantaient à grand renfort de raksi (alcool local de maïs). Très excité par le spectacle, j'en ai complètement oublié de prendre des photos n'ayant fait que filmer. On ne peut donc voir cette typique fête folklorique que sur le film. Cliquer sur les images pour les agrandir |
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Le Lamjung est la région située en contre-bas de la grande chaîne allant de l'Annapurana au Lamjung Himal (Himal signifie "massif de montagnes en népali) et entre Besisahar, à l'est, point de départ du tour de l'Annapurna effectué en sens inverse des aiguilles d'une montre et Pokhara, à l'ouest, point d'arrivée de ce même trek en forme de "C". Un parcours à travers cette région permet donc de boucler le circuit mais comme il n'y existe pas, à proprement parler, de chemin de trek analogue, très peu de trekkeurs n'ont envie de s'y aventurer et malgré les magnifiques vues que l'on peut y trouver et l'intérêt des villages, la région est méconnue et délaissée par les randonneurs..
Cette région très accidentée est coupée par les diverses crêtes descendant des montagnes ci-dessus et peuplée par de nombreux villages, parfois très importants et généralement d'ethnie "Ghale" (="Gurung"), disséminés dans les montagnes. Un réseau de chemin permet de les relier. Il n'y a pas réellement de chemin direct de Besisahar à Pokhara (ou inversement), il faut cheminer d'un village à l'autre.
Il y a donc plusieurs façons de relier ces deux villes. Soit vers les sud en passant par les vallées, ce qui est moins intéressant, soit plus au nord, en escaladant les arêtes et en empruntant les cols ("pass") et les crêtes ("Dandas"), ce qui est certes plus sportif mais plus beau.
Il est alors fort recommandé de se munir d'une carte précise (ce qui en fait est une vue de l'esprit, les cartes présentant un certain caractère aléatoire), d'un altimètre et d'une boussole, mais malgré cela nous nous sommes à 2 reprises perdus dans la jungle.
Nous sommes une équipe de 8 : Le guide Santa, le cuisinier Bisal, 4 porteurs, Yomendo "climbing sherpa" et moi. |
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- jour 2 -Visite de Ghalegaon, village d'etnie "Ghale" (gaon=village en népali) sur la crête puis descente à Bhujung, village très important, avec une école grandiose (camp en contrebas du village) |
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- jour 3 - Bhujung -> Baishi Kharka (?) (Kharka= alpage en népali). Après une nouvelle rude montée de 800m on arrive au "pass" (2130m) où nous devrions bifurquer sur la crête pour camper un peu plus loin. Malheureusement, il n'y a pas d'eau et pas non plus de vue car nous sommes dans un brouillard glacé.Après discussions, nous changeons le programme et descendons à Pasgam pour établir notre camp sur le terrain de sport. |
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- jour 4 - Pasgam-> déjeuner à Sigdi, très important
village accroché sur une grande dénivellée. Nous descendons vers la rivière pour camper sur un champ de maïs (coupé) . |
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- jour 5 - Gros problème : après le pont,
le sentier semble continuer tout naturellement et en accord avec la carte
mais après discussion entre le guide et des paysans du coin, il
semblerait qu'il faille faire un crochet vers le torrent de l'autre côté
de l'arête qui nous domine. Donc, quart de tour vers l'ouest ...pour
chercher un chemin hypothétique. Il y a bien une vague sente que
nous empruntons et qui monte. Tout va bien jusqu'à mi-hauteur,
déjeuner, puis peu après, pfitt ! plus de chemin !
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- jour 6 - Fait plutôt frais ce matin, réveil un peu paresseux, mais bien obligé de se lever pour ne pas manquer le lever de soleil magnifique. Nous suivons la crête (danda) qui nous amène au point culminant à 3000m. La soif se faisant sentir, on ouvre des bouteilles de
"mango juice". Délice ! Il nous maintenant bifurquer un peu plus loin pour trouver le chemin de descente vers Tanting et Sikles. On longe la crête mais point de chemin en vue, par contre une mare d'eau permet de se refaire une santé pour déjeuner. Malgré mes instruments de mesure scientifiques (carte, altimètre,
boussole), qui m'indiquent que nous ne sommes plus, ni au bon endroit,
ni à la bonne altitude, nous engageons une descente assez osée
par un vague sentier pour yak qui à travers une jungle allant s'épaisissant
nous amène 400m plus bas dans une forêt de bambous aussi
raide (en pente) que dense et quasi impénétrable. Que faire
? ("ke garne ?").Ce n'est plus le Népal, c'est l'Amazonie. Après avoir erré quelques heures à la recherche d'une éclaircie salvatrice, notre cuisinier Bisal, (qui est également guide) propose de partir horizontalement pour rejoindre une arête descendante sur laquelle on devrait trouver un chemin. Good idea, indeed. De fait, nous finissons ainsi par déboucher sur le grand chemin que nous aurions dû prendre. On était simplement allé trop loin sur la crête sommitale. Il faut toujours croire les instruments de mesure scientifiques ! N'est-il pas ? Il se fait tard, plus possible de rejoindre Tangting. Nous trouvons une Kharka qui nous permet d'installer un camp...toujours sans eau, mais en contrepartie, un superbe coucher de soleil
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- jour 7 - Descente vers Tanting et son pont en mauvais état, branlant et aux rampes douteuses, puis à nouveau grande descente pour traverser le torrent avec à la suite une harassante montée de 800m en plein soleil vers Sikles, où nous passerons la nuit dans un lodge à la sortie du pays. - Jour 8 - Visite de ce grand village de Sikles puis long, long chemin de "plat népalais" pour essayer atteindre "Tara Hill" qui comme son nom l'indique doit être un point de vue...que nous ne voyons pas et installons le camp dans un site prévu exprès à une certaine époque en pleine jungle puis occupé par les maoïstes, précédemment très nombreux dans la région, (tags peu accueillants sur les murs) et maintenenant abandonné. Heureusement, nous découvrons un petit ruisseau à proximité.
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- jours 9 et 10. La poursuite d'un assez fastidieux chemin dans la forêt
de rhododendrons (qui doit être superbe au printemps), nous amène
au carrefour vers Tara Hill que nous apercevons mais évitons car
il nous faudrait au moins 3h aller et retour et, le ciel se couvrant, les
montagnes commencent à être dans les nuages. |
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Nous descendons donc vers Ghalegaon, autre très grand village, puis poursuivons le long de la rivière pour installer notre dernier camp entre la rivière et la route qui nous mènera le lendemain en une 1/2 heure à Burjhung où le bus local nous conduira en 1h à Pokhara. |
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