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Agence : Ghale treks & expeditions
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Le Mardi Himal est une sorte de promontoire, bien visible à gauche sur la photo, sur l'arête sud-ouest du Machhapuchhre (tout en haut de la carte ci-contre).
Voulant être sûr du temps pour ne pas manquer ces vues grandioses, j'avais ptrévu de ne partir qu'après la mousson, c'est-à-dire en octobre. Malheureusement la fête nationale de Dasain (qui dure 8 jours) se situe à la mi-octobre. L'agence étant fermée à ce moment-là, elle nous a fait avancer notre départ pour que le trek se déroule avant cette fête. Donc départ le 25 septembre en bus de Kathmandu à Pokhara sous une pluie battante. Je ne suis pas très heureux mais on m'assure que c'est le dernier jour de pluie. Bon, espérons ! Le lendemain 26 septembre, il pleut toujours, je refuse de partir car la méréo consultée sur internet n'annonce pas le beau temps mais mon équipe (guide et porteurs ) n'est pas de cet avis et proclame que cette pluie passagère est sans importance: "no problem". De fait, elle s'arrête. Il nous faut d'abord arriver au pont sur la Mardi Khola: le Mardi Pul (tout en bas de la carte).
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Environ 3/4 d'heure d'un petit bus spécial pour nous, qui s'arrête au dernier village avant le pont, puis une petite heure de marche sur une piste nous amène au pont à travers un paysage de culture assez pittoresque. Après une petite montée nous arrivons à l'important village de Lachok où nous installons notre 1er camp sur le grand terrain de jeux, ce qui nous vaut de recevoir quelques coups de ballon dans les tentes.. |
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27 septembre - Le temps est un peu menaçant mais pas trop. Nous attaquons la vraie montée. Passage par le village de Riban, accroché on se demande comment et pourquoi en pleine pente. La vue se dégage et englobe la vallée de la Mardi Khola |
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Il nous faut maintenant trouver un emplacement de camp. Nous avisons dans la pente de la montagne une sorte de replat un peu marécageux bordé par un ruisseau ce qui ...pour l'instant ...va nous procurer un peu (!!!)d'eau. Le ciel devient noir et de gros nuages roulent... 28 septembre à 2 heures du matin: une grosse pluie de mousson tambourine sur la tente. En quelques minutes on n'est plus dans une tente mais dans une piscine. Ce n'est pas tant la pluie mais le ravissant ruisseau qui s'est transformé en une descente d'eau dévalant de la montagne et comme on a fait la grosse erreur de ne pas creuser de tranchée autour de la tente, la toile n'a pas résisté et à l'intérieur tout navigue dans plusieurs centimètres d'eau : le duvet, le camescope (dont la batterie a explosé), les jumelles, le portefeuille, les roupies et donc plus question de roupiller. Adieu camescope, photos et films... Nous voilà dehors sous la bourrasque en train de creuser une rigole ce qui n'est pas rigolo du tout.. Cette charmante gratitude du ciel envoyée certainement par les dieux du Machhapuchhre qui veulent qu'on les laisse tranquilles durera toute la journée pendant laquelle on essaie de se réfugier dans la tente-cuisine qui a pris l'eau de la même façon. Le soir ça se calme un peu mais tout est trempé. On essaie de dormir dans un duvet mouillé et on attend le lendemain. 29 septembre. Il pleut toujours mais plus gentiment. Comme on n'a presque plus rien de sec à se mettre, il ne reste plus qu'une solution: descendre sous les capes de pluie. On retrouve ainsi le village de Lachock tout en retrouvant aussi bien entendu un ciel serein ! Pas question d'y établir un nouveau camp. On continue donc la descente pour arriver au "Mardi Pul" et trouver la piste inutilisable car un glissement de terrain dû à la pluie de la veille l'a coupée et des pierres continunet à dévaler. Nous emprunntons alors un petit sentier à travers champs du même côté de la rivière et rejoignons le prochain village par un autre pont. Il ne reste plus qu'à téléphoner à un bus pour pouvoir regagner dans la soirée l'hôtel de Pokhara et y prendre une douche...chaude. La seule chose un peu consolante est de voir que tous les récits
que l'on trouve sur internet à propos du Mardi Himal s'achèvent
de la même façon. La région de Pokhara est le "pot
de chambre" du Népal, la mousson butant sur l'ensemble Daulaghiri-Annapurna. L'ascension du Mardi Himal, film et photos, ce sera pour une autre fois....peut-être !
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